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Tout savoir sur la transcription audio

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Convertir un fichier audio en texte : voilà tout ce qu’une transcription audio doit être. Depuis quelques années, elle devient un véritable métier, source de revenu pour beaucoup. Néanmoins, tout le monde n’est pas en mesure de décrocher le travail du transcripteur. Car en l’occurrence d’écouter une bande audio et puis la retranscrire sur un fichier donné comme word ou pdf, plusieurs autres paramètres et critères sont à respecter : les principes de fidélité, les règles de ponctuation, la mise en page, la mise en forme typographique, etc. En un mot, la transcription audio figure parmi les métiers qui ne sont pas à la portée de tout le monde. Elle exige une méticulosité particulière, un sens de l’écoute infaillible, et dans certains cas, une bonne connaissance générale et une capacité de synthèse.

Faire appel à un transcripteur, débuter dans le travail de transcription ou en devenir professionnel : quel que soit le contexte dans lequel vous vous trouvez, toutes les informations abordées ci-dessous vous seront d’aide. Mais supposons que vous débutez votre carrière.

La transcription audio : une brève définition

Comme anticipée plus haut, la transcription audio se définit par une conversion d’un fichier audio en document écrit, souvent à l’aide d’un logiciel de traitement de texte, comme Word ou PDF. Le transcripteur transcrit la bande sonore en même temps qu’écouter. Les enregistrements audio pourraient émaner d’évènements différents : débat, réunion, enquête, conférence de presse, interview, séminaire, formation, discours, émission radio, etc.

Comment maîtriser les 4 principaux types de transcription ?

Pour pouvoir mener à bien votre travail de transcripteur, sachez qu’un fichier audio peut se décliner sous 4 formes de transcription, et cela, en fonction de la demande du client.

La transcription intégrale ou mot-à-mot : Il s’agit de transcrire la bande sonore en intégrale. Tous les aspects verbaux tiennent compte. Par exemple, les rires, les hésitations, les répétitions, les mots ébauchés, les soupirs, et les moindres tics de langage comme « bon, euh », vous devez les noter tous. Nombreux sont ceux qui croient que c’est le type de transcription le plus facile à effectuer. Détrompez-vous ! Car, ce n’est le cas que pour la transcription d’un discours, d’un séminaire ou d’une formation, c’est-à-dire, lors d’un évènement dont la prise de parole d’un intervenant n’est pas interrompue. Mais en cas d’un évènement qui nécessite l’interaction et la participation de deux ou plusieurs personnes, la transcription devient un casse-tête. Vous devez indiquer dans votre texte le nom de chaque interlocuteur ou intervenant. Vous transcrivez ainsi en fonction de la succession de parole. D’ailleurs, en cas d’erreurs de langue commises par les intervenants, vous n’apportez aucune modification. Leurs propos doivent être transcrits tels qu’ils sont.

La transcription épurée ou reformulée : encore une transcription intégrale, mais la différence repose sur la forme du texte. Vous effectuez une reformulation pure et simple. Vous avez affaire avec la correction des erreurs de langue, mais cela ne suffit pas. Face à un langage familier, vous aurez à le transformer en langage soutenu, ou du moins en langage courant. Car le registre de langue familier s’emploie surtout à l’oral, et non à l’écrit. En principe, vous n’avez pas le droit d’ajouter d’autres mots. Mais le fait de passer le niveau de langue familier au soutenu implique de remplacer le « Est-ce que ça va ? » par « Comment allez-vous ?, le « merci ! » par « Je vous remercie ! », et ainsi de suite. Le présent type de transcription doit faire l’objet d’un compte-rendu. Vous restructurez la phrase, tout en respectant les principes de fidélité, de manière à ne déformer aucune information. Bref, vous n’interprétez pas. D’ailleurs, il se peut que les intervenants commettent des erreurs flagrantes par rapport au nom d’une personne ou à une date importante. Dans ce cas, vous ne devez apporter aucune retouche, sauf si le client vous demande de le faire. Ayez plutôt recours aux notes de bas de page à l’aide desquelles vous expliquez que les fautes émanent des interlocuteurs et non de vous. Insérez-y les corrections qui devaient avoir lieu dans le texte et signalez le client par-dessus-tout. Pour ce qui est de faute de concordance de temps, discutez-en avec le client. Normalement, le « Si j’étais vous, j’aurais aimé rester » doit remplacer le « Si j’étais vous, je reste » et le « Elle me disait qu’elle m’avait déjà vue » le « Elle me disait qu’elle m’a déjà vu ».

La dictée numérique : elle ne faisait partie des types de transcription audio que depuis seulement quelques années. Elle s’effectue sous une autre façon et perspective. Tout comme les autres types de transcription, vous restituez les propos des interlocuteurs, mais cette fois, avec un très haut degré de finesse. Car les domaines dans lesquels on opère avec la dictée numérique renvoient souvent au juridique, à la médecine, au secteur de l’automobile, etc. Ainsi, il se peut qu’un notaire, un avocat, un huissier, un médecin spécialiste ou un expert automobile dictent à un tiers. Et justement, vous, en tant que bon transcripteur, êtes le tiers à qui ces personnalités confient la retranscription. Au final, vous mettrez à leur disposition un document écrit spécifique : un état des lieux, une assignation, un rapport, un courrier, une facture ou une expertise. Bien entendu, ces supports doivent être sous format Word ou PDF ; l’avancée de la technologie s’impose toujours. Pour mener cette transcription, ayez une connaissance générale adéquate. Sinon, familiarisez-vous parfaitement avec un domaine d’activité en particulier : juridique ou médical par exemple.

La synthèse ou la transcription synthétisée : le plus haut degré de transcription ! La synthèse ne requiert pas une transcription intégrale, contrairement aux trois types de transcription expliqués ci-dessus. Avec elle, vous ne transcrivez que les idées fondamentales. L’analyse de discours fait l’objet de votre travail. Certes, il semble que la transcription n’a aucune affaire avec l’analyse. Cependant en termes de web, on peut en parler, confondre l’analyse ou synthèse avec la transcription. D’où la transcription synthétisée.

D’emblée, vous élaborez un plan à l’aide duquel vous rédigez votre texte. Il se peut que les propos des intervenants s’imprègnent d’informations répétitives ou redondantes. Toutefois dans votre opération, vous dégagez celles que vous trouvez les plus pertinentes ; vous enlevez tous les détails inutiles. Travaillez avec un style plus raffiné et un langage courant ou soutenu. Vérifiez maintes fois que le texte ne comporte pas des phrases dénuées de sens. Là-dessus, ne commettez aucun contre-sens, quitte à rendre incompréhensible le texte tout entier. Référez-vous toujours au plan de votre synthèse. Au pire des cas, réécoutez, encore et encore, l’enregistrement sur lequel vous travaillez. Encore une fois, rappelez-vous toujours la toute première règle de la transcription : le respect des principes de fidélité. Si les intervenants illustrent leurs propos à l’aide de beaucoup d’exemples, ne retenez que ceux qui vous paraissent plus frappants. Comme les autres types de transcription, vous avez comme devoir de supprimer les formules toutes faites qui renvoient aux marques de l’oralité : « Comment dirais-je ? » « Et vous savez quoi ? » Limitez le recours aux termes plus spécifiques autant que possible. Ne vous privez tout de même pas d’utiliser les lexiques des interlocuteurs quand ils se trouvent exactes et pertinents. Une fois le texte bien rédigé, relisez-vous à plusieurs reprises, avant de le livrer au client.

Les qualités nécessaires pour devenir un transcripteur hautement qualifié

Hormis les connaissances, les méthodes et les expertises, prenez également soin de vos qualités. Soyez méticuleux, optimisez votre capacité d’écoute.

Entraînez-vous intensivement et avec passion, appliquez les méthodes sus-expliquées avec rigueur, boostez vos connaissances de langue.

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